Un générique aux allures de superproduction hollywoodienne, un casting international de qualité (Isabella Rossellini, John Malkovitch, Anouk Aimée), Le Napoléon écrit par Didier Decoin d'après l'uvre de Max Gallo est une production internationale à gros budget et ça se voit : costumes, décors, vedettes, tout y est. La réalisation, si elle est efficace, usant de plans originaux pour une uvre télévisée, reste très académique, à l'image du style artistique de l'époque, et n'efface pas l'impression d'un cours d'Histoire en images. La surprise vient de Christian Clavier qui incarne le petit caporal en en faisant un homme capable d'humour, au regard perçant et aux décisions tranchées, un fervent défenseur de la République et un amoureux des mathématiques. Subjugué par Joséphine, femme ambitieuse qui rêve d'un destin plus grand que celui d'une reine, il demeure un homme de libertés qui interdit les gazettes dérangeantes. Mais il manque à Clavier l'épaisseur dramatique nécessaire pour croire entièrement à cet ogre de Bonaparte. Napoléon, visionnaire ou dictateur, cette fresque historique survolée au pas de charge relance le débat. Aurélie Rochman
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